Par Stefan Burns, géophysicien – traduction et mise en page pour la Presse Galactique
AU CŒUR DU CERCLE ARCTIQUE, TÉMOIN D’UN PHÉNOMÈNE RARE
Bonjour à toutes et à tous. Ici le géophysicien Stefan Burns. Je me trouve actuellement à Abisko, en Suède, au cœur du cercle arctique, venu observer les aurores boréales. Le timing est absolument parfait : nous assistons depuis plusieurs jours à des manifestations aurorales spectaculaires, d’une intensité peu commune.
La nuit dernière, une sous-tempête aurorale a littéralement fait danser les lumières devant nos yeux. Ce phénomène n’est pas inédit, mais il reste rare, surtout dans les conditions actuelles du vent solaire, pourtant relativement modestes. Cela en dit long sur l’intensité exceptionnelle de l’activité solaire récente et sur la manière dont elle a chargé électriquement la Terre.
UN CIRCUIT ÉLECTRIQUE PLANÉTAIRE SURCHARGÉ
La Terre fonctionne avec ce que l’on appelle un circuit électrique global. Actuellement, ce circuit est survolté. Même une perturbation mineure du vent solaire, avec une composante Bz légèrement négative, suffit désormais à déclencher des sous-tempêtes aurorales extrêmement puissantes.
Le plasma accumulé dans la plasmasphère précipite rapidement vers l’atmosphère, générant ces rideaux et rubans lumineux que nous appelons les aurores. Ce que nous observons ici est un reflet direct de l’état énergétique actuel de la Terre.
UNE ÉTRANGE CALME SISMlQUE
Un autre élément attire fortement l’attention : la faible activité sismique mondiale.
Au cours des dernières 24 heures, le plus fort séisme enregistré est un magnitude 5,5 au large de la côte est de Cuba. Tout le reste est inférieur à 5. Depuis près d’un mois, aucun séisme de magnitude 6,5 ou plus n’a été enregistré.
Statistiquement, cela est anormal. En moyenne, la Terre produit environ 35 séismes de magnitude 5 à 5,9 par semaine. Or, nous sommes actuellement très en dessous de cette moyenne. Il existe donc un déficit énergétique au niveau de la croûte terrestre.
UNE ACTIVITÉ SOLAIRE D’UNE RARE INTENSITÉ
Depuis le début du mois de février, le Soleil est entré dans une phase d’activité exceptionnelle :
- Des dizaines d’éruptions de classe M
- Six éruptions de classe X
- Une activité généralisée impliquant plusieurs groupes de taches solaires, notamment le groupe 4366
Pourtant, très peu d’éjections de masse coronale (CME) ont accompagné ces éruptions. Résultat : une immense quantité d’énergie lumineuse et électromagnétique a atteint la Terre sans être correctement déchargée.
LA TERRE COMME UN CONDENSATEUR GÉANT
La situation actuelle peut être comparée à un condensateur électrique :
- L’ionosphère est fortement chargée
- Les ceintures de radiation sont presque à leur flux maximal
- La plasmasphère se recharge rapidement
En revanche, la croûte terrestre, le manteau et la troposphère montrent peu de libérations énergétiques (séismes, volcanisme). Cette asymétrie énergétique ne peut pas durer indéfiniment.
À terme, une égalisation doit se produire.
VERS UNE LIBÉRATION MAJEURE ?
Les courants électriques auroraux induisent progressivement des courants telluriques dans la surface et le manteau terrestre. Ces courants sont connus pour pouvoir déclencher des séismes et des éruptions volcaniques.
Plus cette situation perdure sans libération majeure, plus la probabilité augmente de voir apparaître :
- Un fort séisme isolé
- Ou une rafale sismique globale avec plusieurs événements de grande magnitude
Le moment exact reste inconnu, mais les signaux d’alerte s’accumulent.
DES AURORES QUI DÉFIENT LES MODÈLES CLASSIQUES
Les aurores observées ici à Abisko se produisent sous des paramètres de vent solaire habituellement insuffisants pour générer de tels spectacles. Pourtant, le ciel entier s’embrase :
- Oxygène excité : vert et rouge
- Azote excité : bleu et violet
Même les habitants locaux, pourtant habitués à ces phénomènes, ont été stupéfaits par l’intensité des manifestations.
UNE PÉRIODE ÉNERGÉTIQUE MAJEURE À VENIR
Cette dynamique n’est pas terminée. Plusieurs facteurs indiquent que cette charge énergétique va se prolonger :
- Rotation prochaine de nouvelles taches solaires
- Activité planétaire accrue
- Éclipse solaire annulaire le 17 février
- Conjonction Saturne–Neptune le 20 février
- Alignements planétaires majeurs en fin de mois
Nous entrons dans une période hautement sensible, tant sur le plan géophysique que collectif.
CONCLUSION
La Terre est actuellement fortement chargée énergétiquement, surtout dans ses couches supérieures. Les aurores agissent comme une soupape partielle, mais cela pourrait ne pas suffire.
Comment et quand cette énergie s’exprimera reste incertain. Mais une chose est claire : nous ne sommes pas sortis de cette phase.
Je continuerai à observer, analyser et vous tenir informés.
Prenez soin de vous.
— Stefan Burns
Traduit et partagé par les Chroniques d'Arcturius
– Au service de la Nouvelle Terre –

