On a beaucoup écrit sur l’Atlantide : ce qui s’y est passé, comment et pourquoi elle s’est effondrée. Cet article abordera l’Atlantide sous un angle psychologique. Je m’intéresse davantage aux problèmes psychologiques qu’ont pu rencontrer les dirigeants de l’Atlantide depuis lors et à leur résonance encore actuelle.
Nous savons que l’histoire laisse des traces indélébiles sur notre psyché. En matière de traumatisme psychique, le passé n’existe pas ; tout se déroule dans le présent. Les événements de notre enfance et de nos vies antérieures demeurent en nous. Les différentes strates de notre être, de ce que nous sommes et de ce que nous avons été dans nos vies passées, sont comme les cernes de croissance d’un arbre. Nous sommes ici et maintenant ; nous avons survécu. Pourtant, des traces de nos vies passées subsistent. Nous ne les voyons peut-être pas, mais nos comportements en témoignent.
Si l’on adopte l’analogie des cernes de croissance des arbres, chaque période historique de notre passé correspond à un « anneau » de vie qui demeure en nous. Notre histoire est notre psyché, notre personnalité. Chaque anneau renferme une énergie liée aux vies que nous avons vécues à un moment précis. Ensemble, ils contiennent un éventail de personnalités et d’expériences, et reflètent une période spécifique de notre histoire.
Il est important de comprendre qui nous étions et ce que nous avons fait par le passé, car cela nous éclaire sur qui nous sommes aujourd’hui et sur la manière d’avancer. Comprendre le passé nous permet d’avancer sereinement ; si nous ne prenons pas le temps de le comprendre, nous risquons de rester prisonniers de ce que nous étions et de reproduire les mêmes schémas.
Il existe quatre anneaux qui distinguent les Travailleurs de Lumière :
- L’anneau cosmique — Le noyau
- L’anneau atlante
- Le Cercle des Outsiders
- L’anneau humain
Lorsque les quatre anneaux fonctionnent en harmonie, ils relient le cosmique au terrestre. Malheureusement, c’est rarement le cas, car l’énergie d’un anneau peut entrer en conflit avec celle d’un autre, bloquant ainsi le flux énergétique provenant du noyau.
Cet article traite des anneaux, des tensions qu’ils recèlent et de la manière de les apaiser. Comme toujours, la connaissance de soi est essentielle.
L’anneau cosmique — Le noyau
Nous sommes profondément liés au cosmos. Avant de venir sur Terre, nous vivions parmi les étoiles ; l’univers était notre domaine. Nous avons passé de nombreuses vies parmi les étoiles, dans d’autres royaumes et dimensions. Les artisans de lumière savent donc mieux que quiconque que l’infini et la richesse de l’univers résident en eux. Ils se sentent profondément connectés aux étoiles et à l’univers éternel.
Les artisans de lumière ont toujours nourri un profond désir de connecter leur noyau cosmique à l’anneau extérieur, créant ainsi un canal entre le monde terrestre et le cosmos. Ils se sont donné pour mission d’intégrer la planète Terre et la civilisation humaine au cosmos. C’était également le désir des premiers Atlantes. En fin de compte, nous pouvons considérer ce désir comme une aspiration psychologique inhérente à l’humanité. Chaque être humain éprouve un besoin naturel de connecter son environnement social terrestre à son noyau cosmique afin d’atteindre l’harmonie. C’est ainsi que se manifestent nos élans créatifs.
Nous ne pouvons pas toujours y parvenir car les perturbations traumatiques au sein d’un ou plusieurs anneaux empêchent la circulation de l’énergie, ce qui est douloureux pour les artisans de lumière. Cela explique leur repli sur eux-mêmes : ils ne croient pas pouvoir se reconnecter à leur essence. Le traumatisme vécu et la peur du rejet sont trop puissants pour qu’ils puissent les surmonter.
Malgré ces traumatismes passés, le désir d’être soi-même au sein de ce monde demeure. Être soi-même, c’est avoir une conscience profonde de son identité cosmique, une caractéristique commune à tous les artisans de lumière. Si l’on ne peut être soi-même, il est impossible de se connecter aux autres, à soi-même et à son environnement. Cela engendre une tension intérieure qui peut, à terme, mener à des problèmes psychologiques et physiques.
La vie ne serait-elle pas merveilleuse si nous pouvions être nous-mêmes, si nous nous sentions acceptés socialement pour ce que nous sommes ? Il est légitime de se demander pourquoi c’est si difficile. Je dirais que c’est parce que cela est lié à des événements anciens, qui demeurent en nous et nous sont encore proches. Ces événements se sont produits à l’époque de l’Atlantide.
L’Anneau Atlante : Pouvoir et Solitude – Au-dessus du Peuple
Lorsque les Atlantes s’incarnèrent sur Terre, leurs intentions étaient bonnes. Ils souhaitaient protéger les humains et les sauver des énergies extraterrestres. Ils voulaient les éduquer et, à terme, reconnecter la Terre, planète perdue, au Cosmos. Leur erreur initiale fut de se connecter d’abord à la Terre elle-même. Autrement dit, ils ne parvinrent pas à s’imprégner de son essence. Au lieu de cela, ils crurent pouvoir atteindre leurs objectifs en exerçant un pouvoir sur les Terriens. Ce pouvoir provenait de leur connaissance cosmique, de leur expertise technologique et de la puissance de leur troisième œil. Ils pensaient qu’avec ces pouvoirs extraordinaires, ils feraient le bien. Leur erreur fut de ne pas comprendre les conséquences qu’aurait pour autrui l’exercice de ce pouvoir .
La psychologie du pouvoir
On dit souvent que le pouvoir corrompt. Les dirigeants tiennent pour acquis leur droit d’exercer leur pouvoir sur autrui. Rien dans l’univers n’encourage autant l’aveuglement que le pouvoir lui-même. Si vous le possédez, vous vous croyez supérieur et plus important que les autres ; sinon, vous ne l’auriez pas à votre disposition, l’univers ne vous l’aurait pas accordé. Mais exercer un pouvoir sur autrui est lourd de conséquences. Il pervertit la spiritualité innée. Il engendre la peur et la paranoïa, et surtout, il crée un profond sentiment de solitude. On peut comparer le pouvoir à une drogue dure et extrêmement addictive.
Explorons plus en détail comment l’exercice du pouvoir sur autrui influence la conscience.
Dans un rapport de force, celui qui détient le pouvoir nie l’existence de la conscience propre à l’autre. Il perçoit les individus comme un prolongement de lui-même, capables de les manipuler à sa guise, à l’instar de sa propre main. Dès lors, pour ce type de dirigeant assoiffé de pouvoir, la vie d’un soldat, ou de quiconque d’ailleurs, n’a que peu de valeur.
Lorsqu’une personne influente interagit ainsi avec autrui, cela a des conséquences qui affectent sa conscience. La conscience humaine implique une Unité avec les autres, qui reflète l’Unité plus vaste avec l’univers, ce qui signifie que tout ce qui est extérieur à vous est aussi en vous. Au plus profond de vous-même, l’univers est Un, et votre conscience coïncide avec cette Unité. Cette connaissance est au cœur de toute spiritualité authentique. Exercer un pouvoir sur autrui revient à nier cette Unité intérieure et, de ce fait, celui qui exerce ce pouvoir refoule non seulement quelque chose d’extérieur à lui-même, mais aussi quelque chose d’intérieur. Nier que les êtres humains possèdent une conscience est un choix profondément contraire à la spiritualité. Tout homme qui exerce un pouvoir sur les femmes, par exemple, refoule sa part féminine. Ceux qui exercent un pouvoir sur les animaux rompent leur lien avec la nature et perdent le contact avec l’énergie maternelle qui aspire à les influencer positivement.
Il est impossible de promouvoir la spiritualité par le biais d’une relation de pouvoir. C’est une contradiction dans les termes. La relation de pouvoir nie tout ce que représente la spiritualité. La spiritualité propagée par une relation de pouvoir n’est pas de la spiritualité. C’est de l’asservissement, non une quête de conscience.
Un bon exemple de ce type de situation de pouvoir est l’organisation hiérarchique de l’Église catholique, qui fonctionne selon un système de punition et de récompense. La hiérarchie masculine instrumentalise les notions d’enfer et de péché pour contraindre ses fidèles à la soumission et à l’obéissance. Dieu est dépeint comme un dictateur doté d’un pouvoir infini, et non comme la source de l’amour inconditionnel et l’Unité qui sous-tend toute forme, y compris le corps physique. L’univers, qui est Unité, n’est pas perçu ni vécu comme tel, mais comme une hiérarchie de dirigeants et d’autorités masculines. Lorsque la spiritualité consiste à imposer un système de croyances particulier et à le soumettre, la connexion intérieure de l’humanité avec le Cosmos est rompue. Elle est scindée en deux.
Ce type de spiritualité engendre une fausse identité, une croyance en une spiritualité extérieure transmise par des autorités et qu’on adopte inévitablement. La croyance en un monde de dualité, de division et de séparation remplace tout sentiment d’unité. Il en résulte une solidarité au sein d’organisations hiérarchiques dirigées par ceux qui ne reconnaissent l’égalité de personne, une croyance en une autorité extérieure qui prime sur la confiance en sa propre vérité intérieure, et la prééminence d’un amour conditionnel sur un amour inconditionnel.
L’amour conditionnel est un outil de manipulation visant à imposer un comportement particulier. Celui qui l’exerce contraint autrui à se soumettre à sa volonté. L’amour conditionnel n’est en rien de l’amour, mais on utilise le mot « amour » pour manipuler, menacer, contrôler par la peur et forcer l’obéissance.
Cet abus de pouvoir conduit inévitablement à la perte d’une spiritualité authentique. C’est ce qu’ont fait les Atlantes. Ils ont tenté de réussir leur mission en propageant ce type de spiritualité, mais ils ont finalement échoué. Leur objectif était totalement inatteignable en raison de leur approche.
L’exercice du pouvoir en ce qui concerne les relations avec les autres êtres humains
On peut se demander ce que penserait une personne au pouvoir si elle prenait le temps d’imaginer ses relations si elle n’avait plus le pouvoir de dominer. La réponse est simple : ces relations disparaîtraient. Lorsqu’on exerce son pouvoir sur autrui, l’amour véritable, l’amitié sincère et la chaleur qui les accompagne sont étouffés et ne peuvent plus s’exprimer librement. Il est probable que les personnes dominées haïssent l’autorité qui les opprime et finissent par déchaîner leur fureur sur l’oppresseur. Le dirigeant assoiffé de pouvoir en est également conscient, ce qui engendre une profonde méfiance réciproque. Un dictateur tentera d’apaiser cette colère potentielle en exerçant un pouvoir encore plus grand sur le peuple, ce qui peut mener à la terreur.
Les personnes avides de pouvoir sont incapables d’empathie et de dialogue avec autrui. Leur nature les pousse à communiquer par l’ordre. Elles ne savent pas parler sincèrement, ce qui, à leurs yeux, serait un signe de faiblesse. Elles sont incapables d’empathie et n’apprennent jamais à écouter ni à chercher à comprendre les autres. Elles considèrent les autres comme inférieurs et n’ont rien à apprendre d’eux. Pourquoi, vous qui êtes en position de force, voudriez-vous parler à quelqu’un qui est en position d’infériorité ?
Lorsqu’on exerce un pouvoir sur autrui, le lien naturel se rompt, rendant toute communication honnête et spontanée impossible. Ceux qui détiennent le pouvoir sont souvent étroits d’esprit, craintifs et incapables d’interactions sociales normales. Les dictateurs n’ont pas d’amis. Ils sont entourés de courtisans. Toute personne ayant une opinion est perçue comme une menace. Les liens sincères avec autrui sont non seulement impossibles, mais totalement rompus. La rupture des liens engendre la solitude, et la solitude engendre la peur. Le dirigeant tente de surmonter sa peur en exerçant un pouvoir encore plus grand sur les autres, créant ainsi un cercle vicieux. Il en résulte la paranoïa, la peur de perdre le pouvoir et la peur de la vengeance. Ils perdent tout repère, le bonheur leur échappe et ils ne peuvent plus apprécier les belles choses de la vie, y compris les amitiés authentiques. Tout a disparu. La vie ne tourne plus que autour du pouvoir et de la peur.
Un dirigeant pense en termes de dualité, ce qui est un autre mot pour désigner la peur et la solitude.
Le pouvoir engendre la solitude
La vérité est que les Travailleurs de Lumière luttent encore contre la solitude après avoir participé à l’expérience atlante. Finalement, cette spirale négative du pouvoir engendre solitude et peur, qui à leur tour alimentent un besoin de pouvoir toujours plus grand et mènent à l’effondrement, car les forces de la vie ripostent. L’univers et la Terre elle-même en avaient assez de ce cycle infernal de l’Atlantide, et la tour du pouvoir s’est effondrée dans un fracas assourdissant. C’est ce qui s’est produit en Atlantide lors du Déluge, et c’est encore le cas aujourd’hui. Les grands empires s’effondrent, et ceux qui les détenaient sont des épaves psychologiques à la fin de leur vie.
Ce fut le cas pour nombre d’Atlantes. Leur profonde sagesse avait cédé la place à une spiritualité rigide ; ils n’avaient pas appris à se connecter à leur environnement et à leurs semblables de manière naturelle et égalitaire. Après cette expérience malheureuse, ils se réincarnèrent en enfants de la Terre, dépourvus de pouvoir mais souffrant de séquelles psychologiques liées à l’abus de pouvoir. Le chemin de la guérison fut long et parfois très douloureux.
Le Cercle des marginaux : Parmi le peuple
La naissance d’un nouvel environnement est toujours une invitation à tisser de nouveaux liens et à s’épanouir. La conscience s’ouvre à l’autre, se connecte à lui et grandit. Quiconque s’est déjà immergé dans un autre pays et une autre culture sait combien cette expérience peut être enrichissante. Souvent, inconsciemment, on recherche un nouvel environnement car on ressent au plus profond de soi un désir profond de découvrir quelque chose de nouveau. Un nouvel environnement répond à cette aspiration.
Les Atlantes ignoraient totalement cette réalité. Au lieu de se connecter à la Terre, ils cherchaient à la dominer. Ils n’avaient que peu ou pas de lien social avec les âmes terrestres, ni de connexion intérieure avec la Terre elle-même. En s’emparant du pouvoir, ils perdirent leur lien profond avec le cosmos. Leur évolution naturelle stagna. La raison psychologique profonde de leur venue sur Terre était le désir de développer une conscience du cœur. Cependant, cet état de stagnation engendra des tensions qui, finalement, déchaînèrent les forces de la nature, entraînant la chute des Atlantes. La nature rétablit l’équilibre.
Notre conscience conserve l’énergie qui réside dans l’anneau atlante, et il arrive qu’elle bloque l’énergie du noyau cosmique. Ce blocage est fondé sur un sentiment de supériorité et la peur. Les personnes habituées à posséder un grand pouvoir, qui en sont privées lors de leur réincarnation, développent de la peur. Quand on est habitué au pouvoir, vivre sans lui est terrifiant. Cette peur qui persiste dans l’anneau atlante est à l’origine de nombreuses théories du complot que l’on rencontre aujourd’hui.
Après la chute de l’Atlantide, les artisans de lumière se réincarnèrent sans pouvoir parmi les peuples de la Terre. Dans cette incarnation, ils subirent les conséquences de leur œuvre en tant que souverains atlantes. Bien que leurs cités aient disparu, l’impact psychologique demeurait. En un sens, ils avaient bâti leur propre prison, car sur Terre, certains avaient intériorisé la société atlante, ses structures de pouvoir et son ordre social rigide. De même, des religions avaient été créées pour soumettre les peuples. Ceux qui comprirent qu’une autre vie était possible sur Terre se retrouvèrent prisonniers de leurs propres créations. Ils menèrent des guerres, tentèrent d’instaurer le changement et rencontrèrent une résistance généralisée. La population éprouvait une aversion instinctive à leur égard, alimentée par des souvenirs inconscients de leurs anciens oppresseurs et par leur différence.
De plus, les interactions sociales avec les Terriens ne leur allaient pas de soi. Ce n’était pas inscrit dans leurs gènes, car ils n’avaient jamais appris à nouer des relations. Ils n’en comprenaient pas le fonctionnement, principalement parce que ceux qui détenaient le pouvoir au sommet de la hiérarchie manquaient de compréhension humaine, contrairement à ceux qui se trouvaient à la base. Ces derniers étaient davantage préoccupés par le contrôle du monde extérieur par l’exercice du pouvoir et y étaient habitués ; ils étaient considérés comme étrangers. La différence était quasiment inexistante. Pour les anciens Atlantes, ce fut une période de persécution, d’oppression et de désespoir quant à la vie et à l’existence.
Nombreux sont ceux qui, se souvenant de ces vies antérieures, se sentent victimes. Ils se rappellent les persécutions, la cruauté et la stupidité de leurs semblables. Leur erreur psychologique fut de vouloir restaurer la puissance atlante originelle. On n’aurait pas dû les écouter, car ils savaient mieux, mais ils n’avaient plus aucun pouvoir. De grandes souffrances s’ensuivirent, car ils renouèrent avec l’ancienne approche de la domination, alors qu’ils étaient désormais démunis de toute force véritable. Incapables de transmettre le savoir par l’amour et l’amitié, ils étaient dépourvus de compétences sociales. Ils durent expérimenter la valeur de l’impuissance et ne parvinrent pas à affronter le véritable problème qui se posait à eux : la solitude. Pour eux, la solitude était pire que la douleur de la persécution. Ils étaient impuissants face à elle, n’ayant aucune expérience de l’échange d’énergie propre à l’amitié. Se connecter à autrui est une compétence qui s’acquiert après de nombreuses vies sans elle, et après avoir continuellement rompu les liens avec les autres.
Malgré la souffrance, cette phase fut significative d’un point de vue psychologique. Ce fut une confrontation avec une mentalité axée sur la soif de pouvoir, une invitation à s’en libérer et à embrasser une spiritualité authentique. La lutte extérieure contre les structures existantes était en réalité un combat intérieur. Il était temps pour elles de se taire et de se tourner vers l’intérieur, de redécouvrir leur origine cosmique. L’impuissance nous pousse finalement à embrasser la seule véritable force qui existe : l’Amour.
La solution, l’introspection, s’accompagna de douleur et de souffrance. Tôt ou tard, ils recherchèrent le silence et la solitude pour guérir les liens brisés par la pensée de pouvoir atlante. Ils renouèrent avec la nature, le cosmos et avec eux-mêmes. Être seul ne signifiait plus être isolé , et la paix intérieure dissipa le besoin de convertir et de dominer.
Souvent à leur grande surprise, ceux qui avaient opéré cette transformation constataient que les gens souhaitaient les consulter pour obtenir des conseils, de la guérison, ou ressentaient la véritable essence de la spiritualité en leur présence. Ils se sentaient compris. Les choses se mirent à couler de source. Ayant abandonné la mentalité de pouvoir, les Atlantes découvrirent la grande beauté de la nature terrestre et que les gens désiraient être avec eux pour ce qu’ils étaient. Être soi-même attire les autres. Ainsi, les liens brisés avec la terre, les hommes et la nature furent rétablis. L’amour, l’amitié et le respect mutuels émergèrent. C’était infiniment plus précieux que le pouvoir.
Le Cercle Humain : En route ensemble
Le pouvoir engendre la solitude, et la solitude fait naître le désir de connexion. Des souffrances inutiles sont apparues car la conception du pouvoir n’avait pas encore été éradiquée. La connexion est possible lorsqu’on se libère de cette mentalité fondée sur le pouvoir et qu’on aborde le monde avec amour. Ce fut une leçon douloureuse pour les Atlantes.
L’amour répare les liens brisés. La guérison survient lorsque l’impuissance et la vulnérabilité sont acceptées. L’amitié et l’amour circulent à nouveau. Les artisans de lumière furent de nouveau acceptés pour ce qu’ils étaient. La lumière intérieure rayonne à travers les canaux de la vulnérabilité et de l’honnêteté. La fusion des artisans de lumière avec les humains était le point de départ potentiel d’un magnifique processus d’épanouissement, la naissance de l’humain cosmique.
Les artisans de lumière possèdent une connaissance intérieure plus profonde que les autres et, de ce fait, une vision plus perspicace des choses. Cependant, ils peuvent aussi tomber dans le piège du rôle de gourou. Ils attirent des disciples et créent des relations de pouvoir, reproduisant ainsi l’erreur ancestrale des Atlantes. Leurs élèves intègrent le faux message selon lequel la vérité se trouve à l’extérieur d’eux-mêmes et qu’ils doivent allégeance à un gourou. Une fois encore, l’artisan de lumière perd son âme lorsqu’il ne croit pas en l’égalité et l’Unité.
Nous devons agir par amitié et amour, et non par soif de pouvoir et de supériorité. C’est le seul moyen pour notre sagesse intérieure de rayonner vers autrui et la leur de nous parvenir. Chacun a une expérience unique et une histoire à raconter. C’est en agissant avec amitié et égalité que nous pouvons nous ouvrir à ces expériences et les comprendre. Nous pouvons alors bénéficier de leur richesse et évoluer grâce à elles.
Chaque personne, chaque être vivant, aussi petit soit-il, possède une perspective unique dont nous pouvons tous tirer profit. Nous pouvons évoluer en tant que peuple lorsque nous sommes disposés à écouter et à apprendre. C’est ainsi que nous témoignons notre reconnaissance et notre amour, et lorsque cela se produit, nous évoluons nous-mêmes. Ce processus est réciproque. C’est la leçon que les Atlantes n’ont pas su comprendre et qu’ils auraient dû apprendre.
La vérité s’épanouit dans un climat d’amitié et d’égalité, et les liens se tissent à partir de là. Même un ermite retiré dans le désert, animé d’un profond amour pour l’humanité, peut partager sa vérité avec tous.
« Croyez-y, sinon… » : voilà comment les religions organisées et les dictateurs instrumentalisent la peur. Cette tactique est de moins en moins efficace et les gens se détournent des religions traditionnelles, se fiant enfin à eux-mêmes pour trouver leur propre vérité. Les idéologies sont abandonnées. L’espoir subsiste au milieu du chaos de notre époque. En apparence, les événements sont alarmants : guerres, destruction de l’environnement, pollution, cris de dictateurs insensés, politiciens dévoyés. Mais au fond, la Vérité gagne du terrain. Quand on parle aux gens aujourd’hui, on perçoit leur soif de paix, de tranquillité, de liberté et d’harmonie avec la nature. Ce sentiment, cette intuition, cette aspiration, est de plus en plus partagé par tous.
Lorsque la misère qui vous entoure vous déconcerte ou vous effraie, parlez-en à vos voisins et à vos proches. Vous découvrirez alors une bonté et une sagesse intérieure bien plus grandes que vous ne l’imaginiez. La nouvelle ère ne commence pas par une révolution ou une transformation imposée d’en haut ; elle prend racine dans le cœur des gens, dans le courant silencieux et puissant qui sommeille en eux. Quiconque s’y connecte sent la tempête se préparer. La lumière perçant les nuages est déjà visible. Il suffit de regarder dans la bonne direction pour la voir, de contempler les petites choses simples du quotidien : la joie dans les yeux des enfants, la beauté de la nature, les gestes de bonté quotidiens, la chaleur de nos amis. Ce sont là quelques-unes de ces petites choses magnifiques qui nous arrivent chaque jour, et que la plupart du temps, nous ne remarquons même pas.
Enfin : Le chemin de la sagesse
Où ce chemin nous mène-t-il ? Nous sommes en route vers le cosmos. Qu’emportons-nous avec nous ? Notre humanité et notre cœur. En venant sur Terre, nous avons apporté quelque chose, et en partant, nous emportons quelque chose : une conscience du cœur éveillée et le souvenir de sa beauté. En somme, nous emportons tout de nous-mêmes, y compris la connaissance intérieure acquise et toutes les expériences de nos vies terrestres.
Nous devenons sages en nous tournant vers l’intérieur. Que voyez-vous là ? En votre centre réside un être cosmique magnifique, en route vers l’inimaginable, l’incompréhensible : la solitude. Si tout est Un, si tout est interconnecté, comment la solitude est-elle possible ? Comment peut-elle exister ? Comment peut-il y avoir un état où la vérité la plus fondamentale de l’univers – l’Unité – est totalement niée ? Et pourquoi voudriez-vous connaître la solitude ? Comprendre la solitude, c’est tout comprendre. Toute folie humaine, toute violence, tout mal dans le monde trouvent leur origine dans la solitude. Vous comprendrez mieux le monde si vous savez ce qu’est la solitude et comment vous en souffrez. La solitude est la clé.
On dit que le pouvoir corrompt, et je dirais plutôt qu’il nous rend solitaires. Pas à pas, notre chemin vers la solitude a commencé. Jadis puissants, nous avons exercé ce pouvoir, ce qui est essentiel pour comprendre le cercle atlante. Tout ce qui a été perpétré, tout cet exercice du pouvoir, toute cette supériorité consistant à mépriser autrui, et cette exigence d’obéissance, furent autant d’étapes sur la voie de la solitude. Si nous parvenons à comprendre les Atlantes de cette manière, nous levons le blocage énergétique au sein de ce cercle. Alors, l’énergie cosmique circulera librement à travers le cercle atlante. Savoir ce qui s’est passé est précieux et, avec la bonne perspective, tout devient compréhensible.
Nous étions les marginaux, seuls et persécutés. Notre premier réflexe fut de renouer avec nos anciennes habitudes et de convaincre les autres qu’ils se trompaient. Nous voulions qu’ils nous écoutent. Mais cette approche se retourna contre nous et, au minimum, nous fûmes la risée de tous, souvent chassés, voire persécutés. Nous n’avions plus aucun pouvoir, mais les rôles s’étaient inversés et nous avons fait l’expérience de l’impuissance. Le pouvoir, tel une drogue, anesthésie la solitude. Nous n’avions plus cette substance et ressentions pour la première fois une solitude amère. Lorsque nous nous sommes enfin tournés vers l’intérieur, nous avons trouvé la solution : la connaissance cosmique de l’unité de toute vie. Nous avons enfin commencé à appliquer cette connaissance là où nous nous trouvions. Nous nous sommes reconnectés à la nature, aux étoiles, et avons dissipé la grande illusion qu’est la solitude. Nous pouvons faire la paix avec toutes nos vies d’étrangers si nous reconnaissons que la pire chose que nous ayons vécue dans ces vies fut la solitude. Mais c’est précisément grâce à cette solitude amère que nous avons redécouvert notre lumière cosmique et sommes devenus des artisans de lumière. Les véritables artisans de lumière sont des personnes qui ont surmonté l’illusion de la solitude en elles.
La lumière que nous émettons attire les autres. Ce ne sont ni nos mots, ni nos idées, mais notre beauté intérieure. L’impuissance n’est pas une punition ; c’est un état qui nous permet de renouer des liens, de trouver le remède à notre solitude. Durant toutes ces vies où nous nous sommes sentis exclus, seuls et souffrants, nous trouvons désormais la paix. Cette paix réside dans nos cœurs. C’est la paix de notre lumière intérieure, de notre vérité cosmique. À présent, nous cheminons ensemble. Nous ne sommes supérieurs à personne, comme nous le pensions à l’époque atlante, mais nous avançons d’en bas. Progressivement, nous transformons le flux de conscience fondamental de l’humanité, la clé de la connaissance. La purification et la guérison viennent de l’intérieur.
Au final, nous sommes sages. Une personne sage respecte l’expérience d’autrui, reconnaît son unicité et sait qu’elle peut apprendre de chacun. Une personne sage n’utilise jamais la force lorsqu’elle partage ses connaissances et ses réflexions, mais fait toujours preuve de respect et d’amour envers les autres. Une personne sage attend que les autres viennent à elle. Une personne sage ose montrer sa vulnérabilité et son humilité. Une personne sage s’aime malgré toutes ses imperfections.
La conscience de soi-même engendre le changement dont le monde a besoin. Cette conscience naît de la paix intérieure, de l’acceptation de toutes les vies, y compris celles des bourreaux et des victimes qui ont tous jalonné notre chemin vers nous-mêmes.
Et le plus beau voyage de tous, c’est le retour au foyer.
© Gerrit Gielen
Édité par Suzy Conway
Source:https://eraoflight.com/2026/01/31/atlantis-now-the-homecoming/
Traduit et partagé par les Chroniques d'Arcturius
– Au service de la Nouvelle Terre –

