Message du Professeur Zolmirel

Je reviens vers vous pour vous souhaiter tout le meilleur en ce début de printemps.

Nos saisons sont relativement proches des vôtres. En notre monde champêtre, il existe beaucoup de fêtes liées aux récoltes.

Les plus importante était celles de l’abondance, du champignon et des produits régionaux. Mon monde s’intéressait beaucoup à la gastronomie, aux plantes, au fait de se retrouver pour passer de bons moments, tout simplement.

Comme il existait trois peuples principaux, les Kolals, les Ilstirr et les Galmols, les fêtes avaient lieu à l’orée de la forêt, là où nos trois provinces se touchaient. Ma province des marais, était située plus au Sud des deux autres. Il existait la région des montagnes, habitée par les Kolals, et celle des forêts, où vivaient les Ilstirr. Au fil du temps, les trois peuples en sont venus à se mêler étroitement, et chacun se côtoie avec bonheur. Les fêtes ont toujours lieu dans la grande clairière des célébrations.

La fête de l’automne et des champignons venait d’avoir lieu, juste avant la saison humide et celle des vents.

J’étais tout à fait radieux, car mon ami, le sage Amoni, avait revu ses parents à cette occasion, ainsi que son frère, Esvar, qu’il appréciait beaucoup.

Nous étions tout heureux. Suivant la tradition, Amoni avait été invité par ses parents, ainsi que Minel, Zilmis et moi-même.

Son père était un très grand Kolal de deux mètres de haut, d’un naturel pensif et avenant en même temps. Il prenait soin des êtres meurtris psychiquement. Je ressentais en lui le raffinement extrême de mon ami, et son don pour soigner autrui. Sa mère, plus expansive, aimait à discuter, et s’occupait de gastronomie. Son talent pour cuisiner était très grand, elle était surtout très habile en pâtisserie.

Notre séjour chez eux laissait augurer de belles perspectives.

Le matin venu, nous avons emballé nos effets, chacun de nous ayant pu se rendre disponible. Amoni avait eu droit à quelques jours de repos, de même que Zilmis, Minel et moi-même.

Le centre de soins, le site de fouilles archéologiques et le hangar de maintenance spatiale pourrait se passer de nos services durant tout ce temps.

Minel appréhendait quelque peu cette entrevue. Elle avait fait de gros efforts pour améliorer sa conversation.

  • Je chagrinée, émit-elle ce matin là. Je présente pas encore niveau de verbiage assez élevé. Vous grande indulgence avec moi, exposa-t-elle. Vous si patients m’apprendre la manière de préparer des remèdes, dit-elle en nous fixant Zilmis et moi-même.
  • Je suis sûr que vous serez bien plus heureuse dans le centre de réfection de navires, exposa Zilmis allègrement. Cela correspond plus à vos aspirations intérieures.
  • Je aimer aussi soigner et élaborer remèdes, expliqua-t-elle. Juste un peu triste pour vous, pas pouvoir aller grand chantier archéologique à cause de moi.

C’était la vérité, bien sûr. Minel ne pouvait pas encore rester seule longtemps. Même si elle avait beaucoup progressé, certains usages de la langue demeuraient un écueil pour elle. L’activité du grand chantier archéologique risquait de l’intimider. Aussi, je devais rester avec elle, lui apprendre à mieux s’exprimer, et à demeurer calme face à l’affluence. Pendant ce temps, je continuais à écrire des livres de botanique et à élaborer des remèdes. C’était une existence au ralenti.

Sa compagnie était très agréable, et cette vie paisible me plaisait beaucoup. Minel avait gagné en assurance, sa mémoire concernant la voilure des navires, les réglages de poussée, revenait se poser en elle.

– Cela ne me cause nul souci, répondis-je. Ce sont des journées bien agréables.

Après notre visite à mon père, qui s’était très bien déroulée, ce séjour chez les parents d’Amoni serait un nouveau test.

Nos amis de Lumière, Orel et Dorian, étaient partis en visite également chez des parents, ce qui nous permettrait de les retrouver plus tard.

Amoni ferma la porte de notre jolie demeure. Nous avions informé nos plus proches voisins et amis de notre départ. Ils pourraient donc venir se servir dans notre potager.

Chacun de nous prit place dans notre vaisseau. Amoni jeta un dernier regard de regret au jardin épanoui. Il avait fait provision de légumes et d’aromates que nous comptions offrir à ses parents.

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Texte partagé par les Les Nouvelles Chroniques d'Arcturius - Au service de la Nouvelle Terre