Motifs
Nous désignerons ici sous le terme de « Motif » certains sujets de représentations (y compris certains symboles ou allégories) récurrents dans l’histoire de l’art.
Si le motif évoque une forme décorative que l’on répète, le mot désigne aussi le sujet qui domine l’ensemble d’une œuvre et qui se perpétue au fil de la tradition (le motif de la Vierge à l’enfant, du miroir…)
Ce mot induit à la fois l’idée de répétition et de variation.
Dans le très vaste répertoire des symboles du passé, les artistes ont puisé images et codes de représentation, dont la clef de lecture est parfois perdue. Un même symbole peut avoir aussi un réseau de significations qui diffère selon l’époque ou la culture à travers laquelle l’œuvre a été créée mais aussi selon la place que l’artiste lui a donné au sein de sa composition et parmi les autres symboles qu’il lui a associé.
La pensée médiévale a réorganisé les grands codes symboliques de l’Antiquité en une nouvelle conception religieuse du monde, en distinguant nettement les principes du bien ou du mal, par exemple.
Le serpent symbolise la menace du mal et de la mort dans de nombreuses
représentations chrétiennes mais sous la forme d’un serpent qui se mort la queue, ce motif représente l’éternité et devient même symbole de guérison et attribut d’un dieu lorsqu’il est enlacé à un second serpent autour d’une baguette comme il l’est figuré sur le caducée.
Il ne peut donc exister de code absolu reliant le symbole et ce qu’il symbolise, tel symbole voulant dire telle idée et cette idée seule.
D’ailleurs, le symbole est fondé sur certaines caractéristiques de l’objet sensible, qui le font ressembler à certains égards à ce dont il est le symbole. L’objet sensible a de nombreux caractères, dont le symbole ne retient que quelques-uns; aussi un même symbole peut-il symboliser les idées ou les êtres les plus divers, voire même contradictoires : le lion peut être le symbolise du Christ, ou celui du Diable, à de plus rares occasions. Des habitudes, des traditions propres aux différentes civilisations, mettent surtout l’accent sur certains caractères du symbole; l’interprétation diffère selon chacune d’elles et nous plonge dans l’erreur si nous l’interprétons de façon absolue et indifférenciée; la chauve-souris, symbole nocturne et diabolique en Occident, est pour l’Extrême-Orient le symbole du bonheur conjugal.
Ainsi un même motif peut varier de significations au fil des époques et en raison des influences culturelles agrégées au fil du temps.
Source:https://www.lesmythes.com/motifs-symboles/
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