L’illusion du confort dans un monde qui étouffe

Je me rappelle avec une netteté désarmante le jour où, sur les bancs du collège, mon monde a basculé.

On nous parlait alors du trou dans la couche d’ozone, de la fonte des glaces aux pôles, des équilibres fragiles qui rendaient la vie possible sur Terre et qui étaient désormais menacés.

J’en avais été profondément bouleversée, mais j’ai longtemps cru que l’humanité réagirait face à l’alarme.

Trente ans plus tard, alors que j’écris ces lignes sous le poids d’une canicule record qui fait suffoquer nos villes et nos campagnes, le constat est implacable : malgré les cris d’alarme répétés de la science, les rails du système ont à peine dévié de leur trajectoire.

On nous invite désormais à « nous adapter ».

À vivre avec les sécheresses.
À vivre avec les incendies.
À vivre avec les records de chaleur.

Comme s’il s’agissait simplement d’apprendre à habiter une fournaise.

Mais peut-on réellement apprendre à vivre dans une maison qui brûle sans chercher l’origine du feu ?

Peut-on s’habituer au silence des oiseaux, aux rivières qui s’amenuisent, aux étés qui deviennent des épreuves ?

Ou bien cette époque nous appelle-t-elle à quelque chose de plus grand que l’adaptation : un réveil ?

Cet article n’est pas un cri de défaite.

Encore moins un réquisitoire destiné à opposer les citoyens aux dirigeants ou les individus aux institutions.

C’est un appel lucide et profondément humain à notre conscience collective.

Car face à l’insoutenable, l’effort ne peut plus être fragmenté ni timide.

Il est temps que chacun, à la mesure exacte de ses responsabilités, participe à réparer le lien avec la seule Terre qui nous porte.

Source:https://www.severine-content-resilience.com/rechauffementclimatique-conscience-collective

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Texte partagé par Les Chroniques d'Arcturius
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